4

Plus le Faucon s’approchait de sa destination, plus Leia semblait perplexe. L’ovale d’obscurité de la taille d’un pouce sur lequel ils étaient tombés en sortant de l’hyperespace – d’après les coordonnées qu’ils avaient obtenues de Corran Horn, chargé de superviser les opérations en l’absence de Luke – s’était transformé en une muraille obscure qui s’étalait désormais à travers toute la verrière du cockpit. De plus, les scanners de terrain indiquaient la présence d’un méli-mélo d’astéroïdes, de boules de glaces et de roches poussiéreuses, dont la taille variait d’une centaine de mètres de diamètre à plusieurs milliers, et reliés les uns aux autres par une architecture de supports métalliques et de tuyaux rocailleux. Bien que la structure ne se soit pas encore effondrée sous le poids de sa propre gravité, une simple estimation de sa masse suffisait à rendre Leia extrêmement inquiète.

L’escorte du Faucon – un fourmillement de petits vaisseaux en forme de flèches dirigés par quelque chose équipé d’antennes et de grands yeux bulbeux – s’écarta soudainement avant de se disperser dans l’obscurité avoisinante. Une flopée de lumières irrégulières se mit à prendre vie en face d’eux, s’étendant sur toute leur longueur pour ne plus former au final qu’une seule et unique lumière dorée.

— Ça doit être le signal auquel les vaisseaux nous ont dit de faire attention, dit Leia. (Sur son écran de contrôle, on pouvait voir les lumières en question se diriger vers un petit astéroïde charbonneux situé à l’autre extrémité de l’étrange nuée.) Suis la lumière ambrée. Et ralentis. C’est sûrement dangereux par là-bas.

— Où ça ?

Leia transféra les données sur l’écran de contrôle du pilote. Yan freina si fort que même les compensateurs d’inertie ne purent empêcher Leia de se faire compresser contre le harnais de sécurité.

— Tu es certaine ? demanda-t-il. Ça m’a l’air aussi sûr que l’estomac d’un rancor par là-bas.

L’image projetée sur son écran était celle d’une cavité déchiquetée d’environ cinq kilomètres de long et entourée d’une bordure irrégulière d’astéroïdes, avec de sombres masses de poussière et de pierre qui se déversaient au ralenti dans le gigantesque trou béant. Bien que les scanners ne pouvaient zoomer qu’à seulement deux cents mètres à l’intérieur du gouffre, la partie visible était une sorte de puits étroit et tordu encerclé de saillies escarpées et de trous noirs.

— Absolument certaine. (Leia pouvait ressentir la présence apaisée, enjouée et curieuse de son frère quelque part au fin fond de cet essaim d’astéroïdes.) Luke sait que nous sommes ici. Il veut qu’on le rejoigne.

— Vraiment ? (Yan opéra un virage avec le Faucon et prit la direction de l’amas de lumières.) Bon sang, mais qu’est-ce qu’on lui a fait ?

Tandis qu’ils franchissaient la première rangée, Leia aperçut une surface noire et granuleuse, soigneusement détachée de l’épaisse poussière obscure. Soudain, elle crut voir quelque chose traverser furtivement un cercle lumineux, mais Yan les tenait trop à distance pour qu’elle puisse en être tout à fait certaine. Et il aurait été dangereux de lui demander de s’approcher. Elle actionna une vidéo caméra à la surface et tenta d’agrandir l’image, mais le gouffre était trop sombre et poussiéreux pour y voir quoi que ce soit. Tout ce qu’elle discerna fut un écran rempli de grains grisâtres pas plus éloquents qu’une image fixe.

Ils avaient à peine franchi la première rangée que deux nouvelles prirent forme, plongeant encore plus profondément le Faucon dans les abysses. Le vaisseau fut lourdement secoué quand Yan tenta d’esquiver – avec un succès mitigé – une roche poussiéreuse en train de s’effriter. Puis, Leia poussa un cri d’effroi lorsque la silhouette déchiquetée de deux grosses pierres commença à grossir à travers le hublot extérieur.

— Ne reste pas assise à hurler. Dis-moi plutôt ce qui ne va pas.

— Là ! Leia pointa le hublot du doigt. Juste là !

— OK. Pas besoin de s’inquiéter. (Il fit calmement pivoter le Faucon de son côté et le glissa entre les deux grosses pierres juste avant que celles-ci ne fassent plus qu’une.) Je gardais un œil dessus, tu sais.

Yan semblait si effronté et sûr de lui que Leia oublia un instant qu’il n’était plus cet insolent contrebandier qui avait conquis son cœur alors qu’elle combattait encore les forces de l’Empire – cet homme dont les sourires en coin et les répliques millimétrées provoquaient toujours en elle un nuage rougeoyant de passion, ou un brouillard rouge sang de colère. Il était plus sage désormais, et plus triste, peut-être un peu moins à même de dissimuler sa bonne volonté derrière son cynisme apparent.

— Tu peux dire ce que tu veux, beau pilote. (Leia pointa le doigt sur la rangée de lumières qu’elle avait, quelques secondes auparavant, jugées trop dangereuses à explorer.) Je veux me rapprocher.

Yan ouvrit grand les yeux.

— Et pourquoi ça ?

— Pour voir à quel type de technologie on a affaire.

Leia fit la moue avant de demander d’une petite voix innocente : ce n’est pas trop risqué pour toi, n’est-ce pas ?

— Trop risqué pour moi ? (Yan passa la langue sur ses lèvres.) Tu parles.

Leia sourit et, tandis que Yan opérait un virage en direction de la rangée, elle augmenta la puissance des boucliers à particule. Le défi qui les attendait allait peut-être faire sortir Yan de son humeur maussade.

Yan se faufila entre une multitude d’obstacles, forçant leur chemin à travers le gouffre en direction de la seconde rangée de lumières… et ce fut à ce moment précis que C-3PO, de retour d’un petit tour d’observation du côté des hyper propulseurs, fit son apparition dans la cabine de pilotage.

— On va s’écraser !

— Pas encore, grogna Yan.

— Nous maîtrisons la situation, 3PO. (Leia était concentrée sur l’astéroïde, dont les lumières commençaient à s’allumer doucement à l’approche du Faucon.) Pourquoi ne retournes-tu pas faire une petite visite de contrôle ?

— Cela m’est tout à fait impossible, Princesse Leia, dit C-3PO en s’installant dans le fauteuil du copilote, juste derrière Yan. Vous avez besoin de moi dans le cockpit.

Yan commença à se plaindre, mais se stoppa net lorsqu’une boule de gaz gelé vint se mettre en travers du Faucon.

— Vous voyez ? s’exclama C-3PO. Le Capitaine Solo a presque failli percuter cet obstacle !

— Oui, mais je l’ai quand même évité, tonna Yan. Sinon, tu te serais déjà écrabouillé sur la verrière.

— Ce que je voulais simplement dire, c’est que vous n’avez pu l’éviter qu’au tout dernier moment, expliqua C-3PO. Faites bien attention. Il y a une boule encore plus volumineuse qui fonce sur nous à quarante-six virgule six, six, huit…

— La ferme ! (Yan contourna un mégalithe oblong d’à peu près la taille d’un gros croiseur.) Tu me perturbes.

— Dans ce cas, il serait peut-être judicieux que vous fassiez examiner vos synapses, suggéra le droïd. Le ralentissement du temps de réaction est un signe de vieillesse des circuits. Il y a un nouvel obstacle à trente-deux virgule huit, six, huit degrés, inclinaison cinq…

— 3PO ! (Leia lui lança un regard rageur.) Nous n’avons pas besoin d’aide. Retourne à la cabine principale et boucle-la.

C-3PO baissa la tête.

— Comme vous le désirez, Princesse Leia. (Il se leva et fit demi-tour en direction de la sortie.) Je voulais juste aider. Le dernier examen médical du Capitaine Solo a révélé une baisse de huit millisecondes dans ses temps de réaction et j’ai moi-même remarqué…

Leia décrocha ses lanières de sécurité.

— … qu’il semble…

Elle se leva et actionna la touche off.

— Plutôt hési… t… an… n… t…

Le droïd se désactiva dans un grondement de basse.

— Il est grand temps de déprogrammer ses modules de plaintes. (Elle poussa le droïd au fond du fauteuil situé en face du poste de navigation et l’y harnacha solidement.) Ils engendrent toujours des pépins.

— Laisse tomber. (Le Faucon chuta vers la droite avant d’être ébranlé par l’explosion d’un rocher de poussière contre ses boucliers.) Personne n’écoute les droïds, de toute façon.

— Tu as raison. Qu’est-ce qu’il y connaît ce tas de ferraille ?

Leia embrassa Yan dans le cou et retourna s’asseoir.

— Ouais.

Yan lui adressa le même sourire affamé qui n’avait jamais cessé de la faire fondre. Puis il dirigea le Faucon derrière les lumières et commença à grimper à la surface. La rangée se mit à briller de plus belle, illuminant la silhouette rugueuse et argentée d’un astéroïde de métal. Sur le sol, derrière le premier signal lumineux, Leia aperçut les contours d’un petit passage irisé, composé d’une sorte de membrane solide qui gonflait légèrement vers l’extérieur sous la pression de l’atmosphère interne de l’astéroïde. La lumière en elle-même provenait du haut d’une forme conique, d’environ un mètre de long, qui semblait ramper à la surface de l’astéroïde, à l’aide de ses six pattes semblables à des bâtons. Sur l’extrémité extérieure de l’appareil, les lentilles d’un large casque ovoïde reflétaient le prochain signal en vue.

— Des insectes ! grommela Yan en secouant la tête. Pourquoi faut-il que ce soit des insectes ?

— Désolée, chéri, fit Leia. (Yan avait pris pour habitude d’éviter de croiser ces fichus insectes depuis un fâcheux incident survenu dans le monde désertique de Kamar. Une horde d’insectes Kamariens très en colère l’y avait traqué durant des mois entiers après un départ précipité. Ils l’avaient fait prisonnier et exigé qu’il fasse de Kamar un paradis aquatique tel qu’il le leur avait promis. C’était tout ce que Leia connaissait de l’histoire. Il refusait de lui dire comment il s’était échappé.) Tout va bien se passer. Luke n’a aucun problème avec eux.

— Ouais ? Et moi, j’ai toujours su que ce type était un peu bizarre.

— Yan, nous devons y aller, fit Leia. C’est ici que Jaina et les autres sont passés.

— Je sais, dit Yan. C’est ce qui me fiche vraiment les jetons.

Ils atteignirent l’extrémité de la rangée et survolèrent les insectes agrippés au-dessus de la lumière ambrée.

Puis Leia discerna un second passage irisé et ils laissèrent l’astéroïde loin derrière. Droit devant, dévalant les parois d’un trou encore plus étroit, trois nouvelles rangées lumineuses prirent vie en s’enflammant. Pour faire son intéressant, Yan longea volontairement les cloisons et Leia y vit plus clair dans la topographie de cet assemblage pour le moins aléatoire.

Quelques instants plus tard, les lumières se firent plus floues. La poussière, attirée vers l’intérieur par la faible gravité, se mua en un épais nuage gris. Yan continua à longer la paroi même si les scanners avaient désormais un peu plus de mal à déceler les obstacles dans cette brume poudreuse.

L’auréole nébuleuse d’une lumière d’or fit son apparition en bas du gouffre. Tandis que celle-ci devenait de plus en plus brillante, Leia vit apparaître des fissures d’environ un mètre de long sur les scaphandres pressurisés à forme d’insectes qui s’affairaient sur les murs du passage, en traînant d’énormes fagots à travers la surface des astéroïdes, réparant les tubes de pierre qui consolidaient la structure enchevêtrée, ou se tenant simplement près d’un bassin peu profond, à l’observer derrière leur membrane translucide.

— Tu veux que je te dise, fit-elle. L’endroit commence aussi à me filer la frousse.

— Attends d’avoir entendu un claquement de pince, dit Yan. Ce truc-là te glace le sang.

— Un claquement de pince ? (Leia jeta un œil en direction de Yan pour voir s’il ne lui cachait pas quelque chose.) Yan, est-ce que tu reconnais… ?

Ce dernier lui coupa la parole.

— Non… Je dis juste que… Il haussa les épaules, frissonna en se remémorant un souvenir qu’il avait gardé enfoui durant tout son mariage et ajouta : ça ne te plairait pas. C’est tout.

Le nuage de poussière finit par rétrécir, révélant la vraie nature du disque lumineux. C’était une sorte de membrane boursouflée de plus d’une centaine de mètres de diamètre. Plusieurs dizaines d’insectes se déplacèrent en grouillant, laissant apparaître le trou, tout en faisant suinter une sorte de gelée verdâtre de l’arrière de leurs scaphandres pressurisés. Yan ralentit puis, voyant que le portail ne voulait pas s’ouvrir, immobilisa le Faucon à vingt mètres au-dessus du centre.

Les insectes arrivèrent à leur niveau et commencèrent à tourner en rond. Puis, la gelée gicla de nouveau en de minces filets verts.

— Qu’est-ce qu’ils attendent ? Allez, ouvrez maintenant !

Une fois la gelée évaporée, les insectes regagnèrent le centre du portail et commencèrent à fourmiller sans but.

— Est-ce que quelqu’un me reçoit ? demanda Yan.

Leia vérifia une nouvelle fois l’état de la communication.

— On ne capte que des grésillements. Rien de plus. (Elle n’essaya même pas de prendre contact avec l'Ombre. Certaines espèces d’insecte étaient sensibles aux ondes radio, ce qui avait déjà conduit à de fâcheux malentendus entre les Verpine et le reste de la galaxie.) Je devrais peut-être rebrancher 3PO. Il pourrait nous en dire un peu plus sur ceux à qui nous avons affaire.

— Est-ce qu’on a le choix ? soupira Yan.

— On pourrait rester là et attendre de voir ce qui se passe.

— Non, fit Yan, en secouant la tête d’un air las. On n’attend pas devant un insecte.

Leia se leva et réactiva le droïd. Une fois ses photorécepteurs illuminés, C-3PO s’assit et fit tourner sa tête dans tous les sens en guise de réadaptation. Puis il fixa Leia.

— J’aimerais vraiment que vous cessiez de me déconnecter de la sorte, Princesse Leia. C’est affreusement perturbant et un de ces jours, ma grille de programme pourrait en être totalement altérée. Au risque de perdre toute trace de ma personnalité !

— Plutôt une bonne nouvelle, répliqua Yan.

— Nous avons besoin de ton aide, 3PO, dit Leia, sans lui laisser le temps de répondre aux sarcasmes de Yan. On a du mal à communiquer avec les espèces indigènes.

— Avec grand plaisir ! s’exclama-t-il, tout enjoué. Comme je le disais avant que vous ne m’éteigniez, je suis toujours ravi de rendre service. Et vous n’êtes pas sans savoir que je maîtrise…

— Plus de six millions de dialectes, on est au courant, l’interrompit Yan. (Il pointa son doigt vers l’extérieur.) Dis-nous juste comment communiquer avec ces fichus cafards.

— Des cafards ? C-3PO se leva et se tourna en direction de la masse grouillante d’insectes. Je ne crois pas qu’il s’agisse de cafards, Capitaine Solo. Plutôt d’une espèce sensible. Un croisement hybride de coleoptera et de hymenoptera usant souvent de danses complexes pour communiquer.

— Des danses ? Arrête ton char ! (Yan remit ses mains sur la manette des gaz.) Bon alors, qu’est-ce qu’ils nous racontent ?

C-3PO étudia les insectes quelques instants, puis murmura nerveusement avant de s’avancer un peu plus au-dessus de la console de contrôle.

— Eh bien ? demanda Yan.

— Comme c’est étrange. (C-3PO poursuivit son examen minutieux.) Je n’avais jamais vu cela auparavant.

— Vu quoi ? lâcha Leia, en trépignant. Que disent-ils, bon sang ?

— Je n’en ai aucune idée, Princesse Leia.

— Comment ça, tu n’en as aucune idée ? demanda Yan. Tu te vantes sans cesse de maîtriser tout un tas de formes de communications !

— C’est la vérité, Capitaine Solo. Les droïds sont incapables de se vanter, dit C-3PO en retournant son attention sur Leia. Comme je l’expliquais, mes banques de données ne décèlent aucune trace de ce langage particulier. Cependant, des analyses syntaxiques, des comparaisons d’échelons et des recherches d’échantillon me confirment qu’il s’agit bien d’un langage.

— Tu en es sûr ? demanda Leia. Ça ne pourrait être qu’une divagation, non ?

— Oh non, Maîtresse Leia. Les schémas et la période de circulation m’informent de l’existence d’une correspondance statistique tout à fait signifiante. De plus, les inclinaisons récurrentes du crâne indiquent l’existence d’une syntaxe bien plus sophistiquée que celle d’une langue basique, voire même que du Shyriiwook. Je suis certain de mes conclusions.

— Alors, donne-les-nous, fit Yan. Qui sont ces types ?

— C’est ce que j’essaie de vous expliquer, Capitaine Solo, dit le droïd. Je n’en sais fichtre rien.

Ils se calmèrent tous les trois. C-3PO se mit à étudier la mystérieuse danse plus en détail tandis que Leia et Yan tentaient de savoir pourquoi les survivants de la mission Myrkr avaient été assignés ici. Tout cela n’avait aucun sens. Il semblait presque impossible que les insectes aient un rapport quelconque avec l’équipe de Jedi. Leia pouvait même deviner que ces mêmes insectes ne maîtrisaient pas suffisamment la Force pour être à l’origine de l’appel à l’aide.

C-3PO eut soudain un mouvement de recul.

— J’ai identifié l’unité syntaxique ! C’est plutôt simple. Tout réside dans la manière de positionner leur abdomen d’une ou trois façons pour indiquer si…

— 3PO ! l’interrompit Yan. Pourquoi ils n’ouvrent pas la porte ?

C-3PO secoua légèrement la tête.

— Je ne peux vous dire pourquoi, Capitaine Solo. Il faudrait d’abord que je comprenne ce qu’ils racontent.

Yan émit un grognement.

— Qu’est-ce qui cloche avec le code secret Impérial utilisé par ces satanées navettes ?

— Malheureusement, leurs scaphandres ne m’ont pas l’air équipés de stroboscopes, expliqua C-3PO. Mais je progresse au sujet de leur danse langage. Par exemple, j’ai remarqué qu’ils répètent toujours exactement le même message.

— Exactement le même message ? demanda Leia.

— Absolument, fit C-3PO. Autrement, j’aurais déjà…

— Long ou court, le message ?

— Impossible à dire, rétorqua le droïd. Jusqu’à ce que je sois en mesure d’établir le nombre moyen d’unités utilisées pour exprimer un concept…

— Combien de temps leur faut-il pour répéter ce message ? (Leia scruta le gouffre grouillant, en étudiant ses segments membraneux.) Des secondes ? Des minutes ?

— Trois virgule cinquante-quatre secondes, en moyenne, indiqua C-3PO. Mais hors contexte, cette donnée est totalement inutile.

— Pas totalement. (Leia regagna son poste de copilote.) Rapproche-nous, Yan. Je veux voir quelque chose.

Tandis que ce dernier s’exécuta en râlant, Leia étudia plus longuement le gouffre grouillant. Soudain, les insectes se rassemblèrent au centre de la membrane et commencèrent à se précipiter vers la bordure en faisant de nouveau gicler de la gelée verte.

— Continue, dit Leia. Je sais ce qu’ils sont en train de dire.

— C’est fort peu probable, objecta C-3PO. Je n’ai pas suffisamment d’informations pour établir une grammaire. Encore moins pour tenter une traduction précise.

Leia tendit le bras en direction des commutateurs contrôlant les boucliers du Faucon. Méfiant, Yan observa la main de sa femme activer un peu plus les commandes. Lorsque le sas commença à s’incliner vers l’intérieur, Leia baissa les boucliers et, quelques instants plus tard, la membrane flexible vint se coller contre le Faucon, pile poil sur la vanne externe.

Yan lâcha un soupir de soulagement.

— Bien joué.

— Oui, Princesse Leia, c’était une traduction exceptionnelle. (C-3PO semblait accablé.) Combien de formes de communication dites-vous connaître ?

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